Le centenaire de l'apparition de la haute montagne dans le programme du Tour de France sera célébré lors du passage dans les Pyrénées. Les coureurs grimperont notamment deux fois jusqu'au col du Tourmalet.
Plus de 4 000 spectateurs ont assisté ce matin à la présentation officielle du parcours de la 97e édition du Tour de France, qui se disputera du 3 au 25 juillet 2010. En présence du Maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, et des deux anciens vainqueurs hollandais du Tour, Jan Janssen et Joop Zoetemelk, Christian Prudhomme s’est d’abord réjoui par anticipation de l’accueil que le peloton s’apprête à recevoir aux Pays-Bas, terre de vélo par excellence. Le 5e Grand Départ hollandais de l’histoire, qui invite naturellement à une visite en Belgique avant de regagner le territoire français, a permis de concocter un programme dense dès les premiers jours pour les favoris de la course, qui devront d’emblée faire preuve de vigilance. « En l’espace de quarante-huit heures, nous aurons un mini Liège-Bastogne-Liège et un mini Paris-Roubaix », s’enthousiasme le patron du Tour en référence aux deux étapes qui se joueront en partie sur les routes des grandes classiques de printemps.
Depuis plusieurs années, le Tour de France s’attache à explorer la montagne sous toutes ses formes, en s’intéressant aux reliefs de moyenne montagne. Ainsi, le séjour alpestre, marqué par deux étapes de prestige arrivant à Morzine-Avoriaz et à Saint-Jean-de-Maurienne, sera précédé d’une excursion jurassienne menant à la station des Rousses, et suivi d’un crochet dans le Massif Central, où la montée brutale de Mende devrait offrir une explication spectaculaire.
Mais les équipes du Tour de France ont avant tout été inspirées par le centenaire de la première étape de haute montagne. En 1910, un tournant décisif a été pris dans l’histoire du cyclisme, en envoyant les coureurs escalader les routes pyrénéennes montant vers les cols de Peyresourde, d’Aspin, du Tourmalet et d’Aubisque. Le tout dans la même étape, dessinée entre Luchon et Bayonne, avec 326 kilomètres d’efforts à fournir. Pour la 16e étape du Tour 2010, la distance a été réduite, l’arrivée étant jugée à Pau, mais en hommage à Octave Lapize, Gustave Garrigou ou Eugène Christophe, les ascensions seront abordées dans le même ordre : un festin pour les grimpeurs. Après une journée de repos, une dernière arrivée en altitude sera jugée au col du Tourmalet, où seul Jean-Pierre Danguillaume a eu l’honneur de s'imposer, en 1974. La lutte pour le Maillot Jaune pourrait connaître un ultime épisode dans les vignes du bordelais, à l’occasion d’un contre-la-montre individuel de 51 kilomètres entre Bordeaux et Pauillac, la veille de l’arrivée finale jugée à Paris, sur les Champs-Élysées. (sources letour.fr)
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